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Mes amis ont du talent.
Ce n'est pas qu'une formule : allez voir, allez lire, vous verrez bien.
Réponse congrue

Je ne connais pas Georges-André Quiniou. Pas vraiment. Disons qu'il m'a écrit après s'être promené par ici, et qu'il m'a invitée à lui rendre visite sur son propre site. Vu de l'extérieur, c'est tout petit et tout simple, mais à l'intérieur ça foisonne : des nouvelles et des romans, sans doute bientôt de la poésie, de quoi peupler les longues soirées d'hiver, et en garder un peu pour l'été. Bien sûr, je n'ai pas tout lu. Mais ce que j'ai découvert m'a donné cette certitude : Georges-André sait raconter les histoires et parler des gens.

Coupes sombres


Quadrature, l'éditeur téméraire de Toute humanité mise à part, mais aussi de Mot compte double (Françoise Guérin) et Les beaux dimanches (Magali Duru), va encore frapper, et ça va cogner dur! D'ici quelques jours, en effet, paraîtra Elagage de printemps, le recueil de nouvelles de Jan Thirion. Autant le dire tout de suite, c'est noir. Avec des éclats rouge sang. Des histoires qui basculent et bousculent, avec la griffe unique de Jan.
Des histoires qui ressemblent aux toiles qu'il peint...



ELAGAGE DE PRINTEMPS - éditions Quadrature
Des policiers qui se posent des questions existentielles.

Des criminels avec des réponses qui les dépassent.
Des gens sans histoires qui tentent de prendre leur destin en main.
Malmenés ou choyés par la vie, tous ont le choix, un jour ou l'autre, de se révéler au moins à leurs propres yeux.
En soi-même, la vérité est une lumière noire qui brûle le coeur et glace le sang.
Dans ces récits, l'humour s'invite parfois, comme dans la réalité.
L'ironie du sort n'est pas une expression vaine.
"Elagage de printemps" est promesse à la fois de destruction et de renouveau.





Le parti-pris du coup d'envoi

Ce n'est pas parce que je ne connais rien au rugby que je ne vais pas vous parler de Fair Play, le petit dernier de la collection Dual Books chez Talents Hauts. D'abord, c'est Manu Causse qui l'a écrit, alors c'est forcément un bon livre. Ensuite, au-delà des partis-pris, je l'ai lu, et c'est un roman jeunesse touchant et drôle, et particulièrement bien fait pour qui aime le rugby et les belles histoires, voire simplement les belles histoires bien écrites. Amitiés, affrontements, nostalgie et coups fourrés, et puis heureusement, all's well that ends well*. Et comme la rentrée est proche, il convient également de ne pas négliger les aspects didactique et pédagogique de ce livre (oh, ce que je peux être sérieuse, quand je m'y mets...) : un chapitre sur deux est écrit en anglais dans la continuité de l'histoire, il n'y a pas de traduction, c'est donc un excellent moyen de se plonger dans une langue étrangère avec plaisir et sans trop d'efforts. Il suffit de se laisser porter par l'histoire... Comme le précédent, les profs de français et d'anglais vont l'adorer, et leurs élèves aussi.
Et puis, comme Manu Causse et Talents Hauts font toujours les choses bien,  la Coupe du monde de rugby a été organisée en septembre pour aider à la promotion de Fair Play. Cunning, isn't it?

*Dois-je vous rappeler que Manu Causse est également l'auteur, dans la même collection, de Romeo@Juliette?



Toutes les couleurs du noir,
ou les miraculées de l'édition*


Saviez-vous qu'à Toulouse, ça fourmille d'écrivains? Et saviez-vous qu'à cet égard, la ville que l'on dit rose (avec un O très ouvert, comme dans menOtte) est particulièrement bien pourvue en noir?
Bon, ça, c'était comme qui dirait pour faire un bon mot, une accroche, un chapô (avec un o fermé, comme dans côtes). Maintenant, je vous le redis de façon compréhensible : à Toulouse, il y a plein de polardeux, et non, ce terme n'est pas péjoratif. Je ne vais pas tous vous les citer, mais les auteurs de romans noirs ou policiers, voire les nouvellistes de l'ombre (c'est uniquement pour ne pas répéter "noir" ; ma condition d'écrivain presque inconnue ne me semble plus, en effet, si flagrante qu'il faille la souligner d'aussi larmoyante façon) sont légion. Donc : plein d'auteurs de noir à Toulouse. Et j'en viens donc, il était temps, à vous parler des Filles du Noir (oui, je le mets en rouge, et alors, vous avez quelque chose contre les paradoxes?)
C'est qu'avec des copines, romancières ou nouvellistes de leur état (et un excellent état, vous pouvez m'en croire), à force de se retrouver sur des salons, signatures, ou toute autre manifestation à caractère littéraire, nous avons fini par nous identifier comme un groupe, sans autre engagement, il va sans dire, que celui de nous amuser et de papoter d'un tas de choses (dont certaines, aussi saugrenu que cela puisse sembler quand on nous voit ensemble, sont sérieuses et constructives) lors de dîners festifs que nous organisons parfois, ultime perversion, à midi, dans des restaurants où l'on nous fait toujours bonne chère, et ces derniers mots vous étaient offerts par les médiévistes réunis.
Les Filles du Noir, donc ; voilà comment on nous appelle désormais puisque notre réputation, sans que nous l'ayons cherché, s'est étendue extra muros. Les muros du restau. Sylvie Roux l'a évoquée dans la Dépêche du Midi, en mai de cette année, et vous nous retrouverez probablement en octobre dans les pages d'un magazine toulousain que le monde entier nous enviera un jour. Et puis Dominique Delpiroux, talentueux auteur de polar (je vous avais prévenus, ils sont partout) et journaliste à la même Dépêche, nous a cavalièrement surnommées "la confrérie de la terreur". Sans doute parce qu'on cause trop, c'est vrai que ça fait peur, quelquefois on ferait mieux d'écrire. ...Et sinon, ça se dit, "consoeurie"?
...Bref, venons-en maintenant, taram, taram, taram (c'est un roulement de tambour), à ce que vous attendez tous : des noms, des noms!
Je comprends votre impatience, allez. Et moi-même, voyez-vous, j'ai peine à retenir mon clavier qu'une fougue sauvage entraîne comme un étalon andalou-garou vers le dénouement de cet interminable texte. Restez quand même jusqu'au bout, je vous assure que ça vaut le coup, et puis ça va vous faire de la vraie lecture pour la rentrée littéraire qui, cette année encore, va occuper de façon pléthorique les étals croulants des libraires, et non le contraire.
Alors on va faire comme d'habitude : je vous les présente par ordre alphabétique de prénoms, ce n'est toujours pas pratique, mais c'est tellement plus joli.

Pour commencer, meet Fabienne Ferrère, auteur de Un chien du Diable, chez Denoël. Un polar historique qui vous entraîne dans une intrigue complexe comme un noeud rare, et écrit dans une langue si belle qu'on en mangerait, tant pis je laisse. Fabienne, professeur de philo de son autre état, est en train d'en écrire la suite, parce qu'évidemment, quand c'est bon, tout le monde veut en reprendre, et des fois il n'y en a pas assez, et la maîtresse de maison est marrie, et son mari la bat. Mais comme les petits gars du bas ne sont pas plus pressés que ça, nous en sommes réduits, moi comme vous, à saliver encore quelques mois pour savoir quel sort ils réservent à Piquelune.
Je répète donc : Un chien du diable, une enquête de Gilles Bayonne, éditions Denoël. En attendant, si votre bourse ne vous permet pas d'investir dans l'opus grand format, sachez que Un chien du Diable va être réédité d'ici quelques semaines en format poche, et voilà, vous n'avez plus aucune excuse..
 
Approchons-nous maintenant de Magali Duru et de ses nouvelles. De vraies, belles, poignantes histoires, qui vous attrapent par le cou dès le premier mot et ne vous lâchent plus jusqu'au dernier. Evidemment, ça serre un peu, alors il faut prendre une grande inspiration au début, d'autant qu'il faut en garder pour la chute : l'étreinte ne se défait que pour être remplacée par un long vertige. Et paf, on s'écrase, les dénivelés sont en général de type Everest dans les nouvelles de Magali. Et alors là, tenez-vous bien, le miracle : non seulement on s'en relève, mais on y retourne. Ils sont fous, ces lecteurs. Remarquez, ça tombe (ah ah) bien, ces auteurs aussi. Magali, après avoir remporté un zillion de concours de nouvelles, écrit pour la radio, n'enseigne plus les lettres, et s'apprête à publier, chez Quadrature, un recueil intitulé Les beaux Dimanches, où elle met du bleu dans le noir. Entre les pins, il y en avait déjà, mais cela portait à confusion. Son livre sort en septembre, je vous en reparlerai dans la rubrique Actualités pour évoquer Lauzerte et Place aux Nouvelles (réservez votre dimanche).

Je vous présente maintenant, s'il en était besoin, parce qu'elle tient un blog d'une renommée mondiale, Patricia Parry. Sa couleur à elle, c'est plutôt le thriller. Historique, en plus. Que ce soit dans la construction de l'intrigue ou la mise en place des personnages, elle est forte, très forte. Les rebondissements. Les retournements. Les retournements à rebondissements. Bref, Patricia, médecin psychiatre dans le civil, est une acrobate. Vous verrez cela dans L'ombre de Montfort, paru chez Empreintes, mais aussi, en octobre, dans Petits arrangements avec l'infâme, aux éditions du Seuil. Comme pour Harry Potter, vous pouvez commencer à faire la queue dans les librairies pour réserver le vôtre. Et tant qu'à y être, vous pouvez poser une option sur les 3e, 4e, 5, 6 et 7e romans de Patricia, c'est comme si elle les avait déjà écrits. Toujours un pied dans le futur, même quand elle griffonne au passé...

Nous allons clore cette belle énumération avec Solenn Colléter, notez bien l'accent, il n'est pas là pour rien. ...En dehors de ses activités de cadre chez Airbus et de maman débordée, Solenn a publié un beau thriller psychologique (Lettres de sang sur la côte sauvage) chez Alain Bargain, qui n'en méritait pas tant. Et surtout, elle sort pour la rentrée (celle-là, on a dû la faire autant de fois qu'il y a de romans à paraître...) un roman chez Albin Michel, inspiré de son expérience de bizute révoltée. Il s'appelle Je suis morte et je n'ai rien appris. Rien que le titre, n'est-ce pas... Vous y resterez accrochés de la première à la dernière page, c'est promis. Et figurez-vous que le Figaro Littéraire l'a sélectionné parmi les dix romans incontournables de la rentrée. Vous êtes donc obligés de le lire, sauf à faire un détour par les antipodes, et en ce moment, là-bas, c'est l'hiver (remarquez, ici, hein...). Alors restez au chaud, et lisez.

Et sinon, dans le groupe en question, il y a aussi moi, mais vous savez déjà tout, ou alors c'est que vous ne savez pas cliquer.

* Oui, parce que, croyez-le ou non, on a toutes envoyé nos manuscrits par la poste...



Polygone extensible


Et si, pour une fois, je vous parlais d'autre chose que de livres?
Dans la série Vous saurez tout de moi (et son contraire), voici un aveu de taille :
j'aime bien la musique aussi.
...Pendant que vous vous remettez du vertige causé par cette incroyable révélation, je vous bricole un lien vers le blog d'un groupe toulousain répondant au nom doucement évocateur de La Teigne ("ça se soigne", ai-je entendu... mais non, pas ceux-là, et c'est tant mieux : ça gratte un peu, mais c'est fait exprès).
La Teigne rassemble un nombre variable de personnes qui ont des choses à dire mais préfèrent les chanter. Ils sont enthousiastes, énervés, zens, revendicatifs, râleurs, passionnés, délirants, amoureux, talentueux, drôles. Et un peu juste dans les aigus, mais là je parle de moi. Oui, car La Teigne, se définissant comme un groupe jouant de la musique à géométrie variable, ils m'ont adoptée dans le cercle (the Lord of songs bless'em all, and Him).
Dimanche 18 février à 15 heures, La Teigne est invitée par les Enfants de Don Quichotte à se produire à Toulouse sur les allées Verdier, derrière le Monument aux Morts.
Souhaitons qu'il ne pleuve pas.
Voilà. Fin du bulletin météo.
PS : désolée pour la piètre qualité de l'image ci-contre, mais entre nous, vous croyez que c'est facile à photocomposer, une teigne?




Les histoires de, certes oui, d'accord, en général. Mais pas celles-ci
.

Manu Causse est très fort en histoires d’amour. Il n’a aucun mérite, il les écrit lui-même, quitte à les vivre personnellement, et je tiens de source sûre qu’il utilise pour cela, trop facile, une plume à l’ancienne (une grande blanche qui, n'était-ce la main ferme de l'auteur, s’envolerait pour reprendre sa place sur l’oiseau au moindre coup de vent) mais une plume qui s’accroche si fort au papier qu’elle l’écorche tout vif ; même sans encre, il resterait la cicatrice. Tout cela pour dire que Manu Causse ne parle pas des choses de l’amour à la légère, sans doute parce que l’amour c’est lourd et qu’il faut un sacré coup d’aile pour s’en sortir. Petit guide des transports à l'usage du trentenaire amoureux, ce sont donc sept nouvelles qui racontent les couples, fondés infondés en pleine fonte ou refonte, avec ces mêmes mots qui vous viennent dans la vie, mais si bien ordonnés qu’ils en deviennent uniques. C'est aux éditions Page à Page (encore des pages, siouplaît). Quand vous aurez lu ces nouvelles, vous ne croiserez plus jamais une blonde aux yeux bleus sans vous demander si, par hasard, ce n’est pas elle
(et puis quand vous aurez fini de lire ce livre, ou avant, ou même pendant -----jusqu'aux élections d'avril, vous faites encore comme vous voulez---- soyez gentil, allez découvrir Manu Causse sur son blog Dans ton blog, c'est bon pour votre quota journalier de sourires et de réveils intellectuels).



Ils sont un peu fous, aux éditions Quadrature


Ils créent une maison d'édition (des fous). Avec de petits moyens (tiendront pas six mois). Et sur quel genre misent-ils, je vous le demande? ...la nouvelle! (il faut les enfermer) ...alors bien sûr, les sceptiques, ceux qui croient encore à l'équilibre et aux petites cuisines internes, avanceront que ces gens ont dans leur manche quelque auteur bien assis sur un vieux best-seller, tout prêt à en couver un neuf, et susceptible de se fendre d'un petit recueil de ci, de là, histoire de montrer sa solidarité avec la petite édition, et un mépris bien littéraire des rentrées d'argent, septembre ou pas. Eh bien, figurez-vous que non, même pas. Ça vous en bouche un coin, n'est-ce pas ? Chez Quadrature, on publie Kenan Görgun, Lilian Schrâuwen ou Emmanuelle Urien. Des auteurs en pleine couvaison, mais côté oeuf. L'aventure ne s'arrête pas là : forts de leurs deux années d'existence radieuse, les Quads, comme ils disent entre eux, ont édité en décembre le recueil de Laurent Trousselle, Mémoires anonymes, avant d'enchaîner sur celui de Françoise Guérin. D'accord, avec elle, ils ont triché : elle est très connue. Mais si : Mot compte double, ça ne vous dit rien?
... je vous laisse : vous avez des nouvelles à lire, parues chez un éditeur courageux qui n'a pas peur des mots..






Quand on est à L'Étage de Dieu, on attrape facilement le Vertige des auteurs


Alors, nouvelles ou roman? En 2007, Georges Flipo (le monsieur du scooter à vélo, voir plus bas) a décidé qu'il était temps de ne plus choisir. Las de ces querelles sanglantes qui décimaient les rangs de ses lecteurs, dans un élan généreux du coeur et de la plume, il s'est fait soldat de la paix sur le terrain miné de la littérature (parfois, je ne peux pas m'empêcher) en publiant simultanément un recueil de nouvelles et un roman. Les lecteurs vont pouvoir ôter leur gilet pare-balles et leur casque lourd, ça tombe bien, le redoux arrive et je commençais à avoir un torticolis, il porte bien son nom ce machin.
Pour avoir lu les deux ouvrages, je ne saurais vous dire par lequel commencer. Le Vertige des auteurs, peut-être? C'est drôle, c'est enlevé, c'est fin, c'est perspicace, c'est parfois méchant et si, comme quelques millions de Français, vous planquez honteusement des manuscrits dans vos tiroirs, sans doute clamerez-vous, en refermant le livre, dans un sanglot hilare : " Sylvain Vasseur , c'est moi!"
...Mais je vois que les partisans de la nouvelle frémissent. Ce n'est pas la brise de janvier, c'est l'indignation. Ils ont creusé des tranchées dans la plage sous laquelle ils ont retrouvé les pavés de l'été. Ils les brandissent dans ma direction. Noon! Pas le Da Vinci Code! Aïe! Je viens d'éviter Les Bienveillantes de justesse, quelle souplesse, vous avez vu ça? Celui-là, je le garde pour plus tard. Mais revenons aux nouvelles. Celles de Georges. Il nous avait enchantés avec La Diablada, il revient encore plus fort avec L'Étage de Dieu. Grand connaisseur des hommes* et de l'entreprise, expert des hommes* en entreprise et de l'entreprise qu'il y a en tout homme*, Georges Flipo prend sa boîte de couleurs pour peindre ce milieu (du jaune pour le panier, du rouge vif pour les crabes), les relations complexes qui s'y établissent, les scènes (tragédies ou comédies) qui s'y jouent. Que dire de ce recueil? C'est drôle, c'est enlevé, c'est fin, c'est perspicace, c'est parfois méchant. Je sais que je l'ai déjà dit, mais c'est comme ça, je n'y peux rien : ces données sont des constantes dans l'écriture stylée de Georges. Le talent, sans doute...

Comme tous les bons livres, ces deux-ci se trouvent dans les bonnes librairies, y compris en ligne (sur les bonnes lignes).

Et si ma diatribe ne vous a pas encore convaincus (je ne vois pas comment pareille chose serait possible, mais mon esprit, résolument scientifique à cette heure précise de la journée, m'ordonne de considérer toutes les hypothèses, même les plus improbables), allez voir ce que dit l'excellente Calou, L'Ivre de lecture, du Vertige des Auteurs (au risque de se mettre les nouvellistes à dos, quelle imprudence, vite Calou, une chronique sur L'Étage de Dieu!).

* La femme est comprise dans l'homme (en attendant d'être comprise par l'homme)





Sophie bricole.

C'est elle qui le dit : "Sophie Noël, bricoleuse". J'ignore si elle sait changer une ampoule, enfoncer le clou, dévisser le siphon, suturer les plaies et réduire les fractures, mais en tout cas elle fait de drôles d'assemblages. Elle m'a autorisée à reproduire sur cette page l'un de ses masques, Kamikaze, que j'aurais bien voulu voir figurer sur la couverture de mon dernier livre (pour l'histoire complète et la photo du masque, rendez-vous sur la page en question, je ne vais pas recommencer).

Sur son site, elle explique d'où viennent ses personnages :
Et puis, il y a toujours eu cette manie de ramasser à même le sol. C’est au Havre, sur la « plage du bout du Monde », que je déniche des merveilles échouées sur la grève : bouts de verres, ferraille rouillée, bois flotté, caoutchouc déformé … Chahutés dans les tempêtes, cognés contre les galets, agressés par le sel, fouettés par les vents, séchés au soleil, ces fragments viennent d’ailleurs. D’un cargo brésilien, d’un container russe ; qui sait ? Avec tous ces trésors sauvés des flots, comment ne pas jouer à improviser. Ficelle, plâtre, fil de fer, colle … Voilà les débris assemblés pour donner vie à des personnages, pour une autre histoire.

Voilà qui devrait vous donner envie de lui rendre visite. Moi, en tout cas, j'y retourne!







- Ça y est, il l'a!
- Qui ça? Il a quoi?
- Son site, il l'a, il est fait, il est fini, il est en ligne!

- Mais de qui tu parles, enfin?

- Mais de Georges!

- Bien sûr, où avais-je la tête?
De ce passionnant dialogue ressort donc que le site de Georges, enfin, est en ligne. Georges Flipo, écrivain, auteur de nouvelles, de romans, et cycliste émérite, sauf quand il tombe de scooter. Toute l'histoire est là, et il y a même de très belles peintures de Mercedes Gomez-Flipo pour illustrer les propos facétieux et cependant édifiants de cet auteur qui publiera, dans les mois à venir, pas moins de deux ouvrages... 









Nathalie Hense n'écrit pas que pour les adultes. La preuve, Exister vient de paraître aux éditions du Poisson soluble. Exister, c'est un traité de métaphysique pour les 6-100 ans, très librement adpaté du Discours de la Méthode...
Mais laissons lui un peu la parole :

Ne rigolez pas, c'est un livre sérieux. Presque une thèse. Et s'il reste

hermétique à certains, c'est que vous n'avez pas l'âge : il demande une
maturité toute particulière.

...dites, ce n'est pas bientôt Noël?...






Françoise Guérin,une talentueuse nouvelliste bien vivante, serial winner de concours de nouvelles, et actuellement romancière à plein temps, va publier en février 2007 chez Quadrature son premier recueil, Mot compte double. Pour l'occasion elle se lance dans un blog plein de mots qui comptent double, mais je la soupçonne d'en prévoir qui comptent triple, voire plus. Elle prévoit d'inviter du beau monde pour des chroniques littéraires, grammaticales et linguistiques qui risquent de n'être pas toujours très sérieuses (ouf!). Je vous invite donc à venir dès à présent prendre vos marques sur Mot compte double.


Mot compte double, le blog qu'il vous faut. (ça c'est du slogan)