écrivez-moi
Les concours littéraires, c'est l'escabeau de l'auteur débutant. (Phrase définitive)
Clé à pipe
Trois marches un peu glissantes pour tenter de voir ce qui se passe de l'autre côté, dans la cour des grands, quand on est lu, et qu'on est —parfois— récompensé. C'est en tout cas de cette façon que je les ai abordés : pour avoir l'avis de vrais lecteurs, sous anonymat. Hors du cercle souvent complaisant —ou désintéressé— des amis et des proches.

J'ai trouvé mes premiers règlements de concours en fouinant sur internet, par un beau matin de printemps (les grandes découvertes ne se font jamais par un vilain soir d'hiver, c'est statistiquement prouvé).  Le matin suivant, également beau et printanier, m'a arraché un "pourquoi pas?". Et comme le lendemain, à l'aube, la journée promettait d'être tout aussi belle, j'ai préparé ma première enveloppe  à destination de mon premier jury, et j'ai commencé à attendre.
Depuis, j'ai envoyé beaucoup d'enveloppes et j'ai drôlement attendu, pas toujours pour rien, heureusement. Les concours ont contribué à faire fleurir mon catalogue de nouvelles et à étoffer mes haies de lauriers. Ils m'ont permis de rencontrer des organisateurs enthousiastes, des candidats bourrés de talent et d'autres bourrés tout court (car une remise de prix, c'est aussi un buffet où le champagne et les petits fours coulent à flot), des présidents auto-proclamés de mon fan-club (probablement auto-dissous depuis, dont une partie dans le champagne précédemment cité), des écrivains futurs, présents, et passés, des académiciens narcoleptiques, des lecteurs désorientés ("comment ça, vous n'êtes pas un homme?"), des journalistes bien intentionnés mais infidèles à mes propos, et aucun éditeur.
C'est un drôle d'univers que celui des concours. Pendant un certain temps, tout vous indique que vous avancez, jusqu'à constater, après quelques années, que vous commencez à revenir sur vos pas. Il s'agit alors d'en sortir, de ce monde, en n'oubliant pas, bien sûr, de dire merci pour tout, et non, non je ne regrette rien.
...Au fait, où est la porte?

Des concours? Quels concours?
Il y en a des centaines, et non, n'insistez pas, je ne ferai pas de liste. D'autres sites s'en chargent déjà (celui de Nicole Amman, par exemple), ainsi que divers guides (celui de Bertrand Labes, entre autres). Aucun site, aucun livre n'est vraiment complet, ni parfaitement à jour. Grâce à Google et à Copernic, j'ai parfois flirté avec l'exhaustivité, à tel point que je me suis demandé si je n'allais pas créer un site répertoriant tououououtes les adresses de concours (ou même écrire un vrai guide dans lequel j'aurais distribué des étoiles et des vers de terre nés de l'expérience), mais mettre quotidiennement en forme, puis en ligne, les informations récupérées, m'a semblé un peu trop contraignant pour la paresseuse hyperactive que je suis. Mon altruisme ne faisait pas le poids, il s'est incliné sans combattre. D'autant que des concours, je n'en fais plus guère, j'essaie d'arrêter... 
Tout de même, si vous aussi vous écrivez, si vous aussi vous voulez être lu, jugé, noté, corrigé, malmené, et peut-être récompensé, si vous voulez trouver quelques adresses et quelques règlements, généralement ceux de mes concours préférés, retournez sur cette page, j'y ai ajouté les liens qui vous mèneront peut-être vers la gloire éphémère mais euphorisante des cérémonies de remise de prix...
 

Un concours que je ne ferai pas...
Bessancourt, vous connaissez?  Non? Mais si, voyons, Bessancourt :

Bessancourt est située à l'extrême nord-ouest de la vallée de Montmorency, à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Paris, aux confins des fôrets de Montmorency et de L'Isle-Adam. La commune se trouve à 12 kilomètres de la préfecture de Cergy-Pontoise et à 25 kilomètres de Paris. Elle appartient au département du Val d'Oise, canton de Taverny. Les communes voisines sont : Pierrelaye à l'ouest, au nord Frépillon, au sud-est Taverny, au nord-ouest Méry-sur-Oise et au contact de Beauchamp par une pointe entre Taverny et Pierrelaye.

Voilà Bessancourt. Qui rime avec concours, et en organise un. Le règlement est ici, si le coeur vous en dit.
Un certain nombre de concours s'articulent autour de phrases thématiques ou imposées, celui de Bessancourt vous oblige carrément à écrire une nouvelle commençant par ce paragraphe :

« Le vent sifflait à l’extérieur comme une incantation maléfique. Toute la cellule d’enquête venait de se rassembler en urgence dans la petite pièce carrelée. Parmi les derniers arrivés, l’inspecteur Oriodifro ne passait pas inaperçu. Culminant au-dessus du mètre quatre-vingt-dix, le crâne lisse et laiteux à l’instar d’une pleine lune et des yeux rouges à l’image du diable dans ses meilleurs jours. Oriodifro ne tranchait pas seulement parce qu’il était albinos, il se faisait remarquer par ses méthodes singulières. Et ce soir là, il comprit en entrant qu’il était attendu avec impatience, pour apporter un peu de lumière dans cette étrange affaire. Les suspects étaient là, tous alignés devant lui. Jamais en quinze ans de carrière, il n’en avait vu des comme ça. » (Maxime Chattam)

Comment voulez-vous écrire quelque chose, après ça? Quelque chose de sérieux, j'entends? Cet incipit assez ridicule et bourré de clichés, bien que composé par un auteur patenté (et plus très tentant, du coup, pour moi qui, ne le connaissant pas, ne songeais pas à en penser du mal), m'impose surtout de ne pas participer à ce concours qui semble se moquer des candidats (et puis moi, les concours, vous savez, j'essaie d'arrêter), mais m'inspire néanmoins bien des choses, dont celle-ci : Un incipit, des occiputs. Histoire d'en rire.





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